J’ai longuement réfléchi à la meilleure façon de partager mes voyages, découvertes et aventures avec vous. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai décidé de lancer ma newsletter, TOMO

Vous savez que les heures sont précieuses pour moi, et c’est ainsi que j’ai décidé de structurer cette lettre mensuelle : une rétrospective sur le mois écoulé, une rencontre avec un créatif, une émotion gustative, une réflexion pour ouvrir de nouveaux horizons, une lecture éclairante et un lieu où les valeurs de l’hospitalité sont celles que j’aime et que je chéris. TOMO n’est pas une simple newsletter. C’est un compagnon qui transforme le temps des lecteurs en quelque chose de précieux et d’inattendu.

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#6

Défricheur d’heures,
semeur d’émotions

Le 10 septembre 2025

Les lecteurs réguliers de cette newsletter le savent : ce changement de décennie et le passage à la soixantaine marquent pour moi le début d’une nouvelle phase. Celle du bilan et de la transmission. Mes différents projets (Dar Ahlam, 700’000 heures Impact, la Route de mémoire…) se développent et continuent à avancer sereinement.

Ces dernières années, j’ai essayé de dépouiller l’acte d’hospitalité de tous ses artifices pour toucher les gens en plein cœur. Aujourd’hui, j’ai envie de partager toutes mes recettes et d’accompagner des entrepreneurs dans leur propre démarche. Le consulting dans sa forme traditionnelle ne m’a jamais fait vibrer, alors j’ai pensé qu’un livre pouvait être le bon format pour distiller ma vision. Non pas parce que je la crois meilleure, mais parce qu’elle ouvre de nouvelles pistes de réflexion, parce qu’elle incite à faire mieux, et surtout, à faire différemment.

Dans ce manifeste intime, je ne joue pas les donneurs de leçons. Je lance un appel à réintroduire dans nos vies le plaisir de la surprise, le souci du bel instant, le goût de la générosité et de la rencontre. Une invitation à ouvrir, non pas des portes fermées à clé, mais des chemins vers l’autre. L’hospitalité véritable, telle que vous la vivez depuis toutes ces années à mes côtés. Alors si vous voulez découvrir cette promesse d’accueil, de liberté, d’émerveillement, je vous invite à embarquer pour ce voyage ici.

Je vous embrasse,

Thierry

La personne dont je veux vous parler aujourd’hui a inauguré notre résidence d’artistes à Dar Ahlam. Il s’appelle Olivier Darné, et est sûrement l’un des artistes les plus complets que je connaisse. Je l’ai rencontré à l’occasion d’un séjour organisé par une amie commune dans le Sud de la France pour réfléchir aux liens entre hospitalité et régénération. Plasticien, activiste, apiculteur, agriculteur, chef d’entreprise… Il crée sans cesse des espaces d’expérimentation (Parti Poétique, Zone Sensible, Regain…) en étant convaincu que l’art est le médium le plus efficace pour éveiller les consciences face aux problèmes de la planète. De ce bouillonnement créatif perpétuel est née l’envie de faire des choses ensemble. Il nous a d’abord aidés pour la création du Food Lab, avant que les équipes locales de la palmeraie ne prennent le relais. Puis, nous avons travaillé ensemble sur la Maison du ciel, un véritable parcours sensoriel avec des surprises et des moments d’émerveillement autour du miel et des abeilles… Pari réussi, à découvrir à Dar Ahlam à partir du 15 septembre.

Quand je rentre de l’étranger et que je suis en manque de viennoiseries (autant dire à chaque fois…), j’ai un rituel bien ficelé dans mon quartier. Je commence ma virée montmartroise par un mocha avec un extra shot de café chez Beans on Fire, puis je fais ma tournée des boulangeries :
Gilles Marchal, pour son flan pâtissier et son chausson aux pommes extraordinaires.
P1, pour le pain au chocolat praliné capable de me faire descendre toute la Butte.
Boris Lumé, pour son pain suisse (conseil amical, l’adresse de la rue Lepic est épargnée par les vagues de touristes de l’autre boutique).

J’ai l’impression qu’avec l’essor des coffee shops et de la comfort food, les boulangers qui font des choses saines, avec de bonnes farines anciennes et une démarche responsable répondent davantage aux aspirations actuelles que les offres plus travaillées des grands pâtissiers. Et croyez-moi, cela n’empêche pas la gourmandise (faites-moi confiance là-dessus !).
J’avais envie de partager avec vous une expérience hallucinante. Si vous ne savez pas comment reconnaître du miel d’excellente qualité, faites un test : disposez une généreuse cuillère dans une assiette plate, recouvrez d’eau tiède et tournez délicatement pendant une minute environ. Si le miel est pur, une forme va apparaître… celle de la ruche. Un émerveillement de la nature qui va au-delà de tout ce qu’on peut expliquer.

Je n’avais aucune idée qu’il existait une mémoire du miel, pourtant, j’ai déjà lu beaucoup de choses sur la mémoire de l’eau. L’eau est vraiment mon élément. C’est sûrement le point commun de toutes les destinations 700’000 heures : le Salento, le Cambodge, le lac de Côme, le Cap Ferret, le Pérou, le Mexique, le Rwanda bientôt…

Au Japon, la philosophie du « Hado », ou la puissance des ondes vibratoires, a d’ailleurs des effets remarquables sur les cristaux d’eau (d’où les bienfaits des gong baths dont je suis adepte).

L’eau est même un indicateur de notre bien-être et de notre état mental : des larmes de joie ou de tristesse n’ont pas la même composition ! Tout cela me fascine, et je vous invite vivement à vous plonger dans ce vaste sujet.
J’avais déjà évoqué le sujet dans une précédente newsletter, et elles sont enfin là !

Les cartes de conversation sont nées lors d’un séminaire créatif que j’ai organisé il y a un an. Je sentais qu’il était vraiment nécessaire d’ajouter de la beauté et de la poésie dans l’accueil de nos hôtes, mais aussi du jeu ! J’ai eu envie d’un fil rouge qui puisse, comme des petits cailloux, rythmer un séjour avec nous.

Ces cartes sont un moyen de se reconnecter aux personnes avec qui on voyage, d’aligner ses attentes, d’apprendre à se connaître plus intimement. Mais aussi de se demander ce qui nous a fait choisir une destination ou un lieu plutôt qu’un autre, comment évoluent nos envies…

Elles sont aussi un prétexte au voyage immobile en nous rappelant des moments vécus ou en nous aidant à rêver d’échappées à venir. Chaque question est accompagnée d’une citation, car quelle que soit la culture, la civilisation ou l’époque, l’humain a toujours eu soif de découvertes et de rencontres.
Mon rapport à la lecture fonctionne par vagues. Il y a des périodes de ma vie où je lis énormément, d’autres très peu. En ce moment, je suis dans un entre-deux, un peu perdu dans cette jungle où l’on peut se sentir submergé par tous les canaux d’informations.

La lecture a toujours été un moyen de m’évader, mais aussi de me former et d’apprendre. Aujourd’hui, je retrouve ce plaisir dans les podcasts. Je n’envisage pas du tout ce format comme une émission radio qu’on mettrait en fond, j’ai besoin de me concentrer autant que pour lire.

J’ai découvert récemment la plateforme Petites Planètes grâce à Guillaume Sorge, le prochain artiste en résidence à Dar Ahlam (je vous en reparle très bientôt…).

J’ai adoré me perdre dans ce labyrinthe sonore, farandole de cultures, de musiques et de chants du monde entier. J’espère que vous y trouverez une source d’inspiration également.
Il y a une dizaine d’années, une journaliste m’a parlé de Norden, au Tibet. Un camp fondé par le mari de Dechen, créatrice de la marque de cachemire de yacks Norlha.

Je suis entré en contact avec eux, nous nous sommes rencontrés à Los Angeles, puis au Mexique par hasard. Cet été, à la faveur d’un creux d’agenda, j’ai décidé qu’il était temps de découvrir ce pays.

Deux choses m’ont marqué immédiatement : ces plaines des hauts plateaux avec des collines verdoyantes sans un seul arbre et les monastères à couper le souffle. Les deux se rejoignent dans le silence. Un silence qui enveloppe et qui amène à ralentir, à se poser, à réfléchir.

Quant à Norden, le camp est exactement comme je l’imaginais. Un mélange de confort, de simplicité, de raffinement. Notre séjour a été marqué par les rencontres, notamment avec les communautés nomades que nous sommes allés retrouver pendant leurs migrations dans les pâturages.

Je garde aussi un souvenir ému d’un petit déjeuner chez un moine. Tous les matins, il fait 500 flexions pour s’allonger sur le sol et se relever en priant. Le bois du plancher en a gardé la marque de ses pieds. C’est un lieu où je me suis senti serein et en paix.
Pour suivre toute l’actualité autour de mes projets.

> Une interview pour Plan South America, une agence lancée par l’ancien journaliste Harry Hastings, spécialiste de la capitale argentine. Nous avons parlé de la philosophie derrière 700’000 heures Impact, avec un focus sur mes dernières saisons au Mexique et au Pérou.

> Un séminaire créatif à Dar Ahlam, en collaboration avec Small Luxury Hotels, lors duquel je vais distiller mes outils et mes clés pour une hospitalité plus sincère et plus authentique. Nous explorerons aussi le principe de la régénération avec Diane Binder, fondatrice de Regenopolis. Quatorze hôteliers seront réunis et ce sera, je l’espère, le premier d’une longue série.